En 2014, lorsque j’arrive en Colombie pour m’y installer définitivement, du moins selon mes convictions, je découvre un pays à la fois brut et authentique, écorché et beau, vivant et bruyant.
Je m’acclimate rapidement à une culture et des coutumes très différentes des nôtres, c’est un peu comme un déjà vu pour moi, une sensation d’avoir déjà vécu sur ces terres. Je m’installe, je prends mes marques, et rapidement on me parle de Yagé, qui est le terme fréquent utilisé pour décrire l’Ayahuasca dans certaines communautés ancestrales de Colombie.
J’ai toujours été partisan du concept « consommer local » afin de s’intégrer.
On dit effectivement que si l’on souhaite s’imprégner d’une culture, il est important de consommer les fruits et les légumes qui sont sorti de la terre, car ils se sont imprégnés de toute l’énergie du pays.
Sauf que là, on parle de boisson médicinale sacrée.
L’ayahuasca : remède utilisé dans les cérémonies médicinales

Je rencontre rapidement plusieurs membres de communautés indigènes, appartenant notamment au peuple Siona, mais pas que, qui me parlent de leurs traditions, qui m’expliquent l’importance de sauvegarder leur tradition pour que leur médecine perdure dans le temps. Ce souhait ne vient pas directement d’eux, c’est plutôt celui des esprits des plantes qui les guident et leur disent quoi faire et comment les utiliser.
Je me connecte peu à peu à quelque chose qui me semble évident, je vis cet effet YouTube, vous savez lorsque vous regardez une vidéo qui sort un peu de la ligne de ce que vous avez l’habitude de vivre, et qui fait que YouTube commence à vous proposer plus de vidéos qui abondent dans ce sens. Vous vous dites alors « mais comment est-ce que je n’ai pas vu ça avant » tellement ça à l’air évident et tellement vous avez l’impression que cela existe depuis longtemps. C’est ce que j’appelle l’effet YouTube.
Je bois littéralement les paroles de ces sages, je comprends leur importance, leurs idéaux, leurs luttes et leur mission : celle d’œuvrer pour l’équilibre de la planète en transmettant des savoirs que nous occidentaux avons perdu de par nos habitudes modernes.
Et c’est là que, rapidement, j’entends peut-être pour la première fois, ou plutôt avec tout mon être le terme « Ayahuasca ». Je dirais certainement que c’est le moment où je suis finalement près à l’entendre.
Ayahuasca, origine
Nous sommes aujourd’hui en 2024, l'Ayahuasca est de plus en plus connue, on peut presque dire que c’est devenu un effet de mode, avec des retraites un peu partout dans le monde, et pas seulement sur ses territoires d’origine où elle est non seulement légale mais aussi approuvée et reconnue pour ses propriétés thérapeutiques et médicinales.
Ses origines remontent cependant à des milliers d’années d’utilisation traditionnelle. Son origine est amazonienne, du fin fond de ce territoire aussi vaste que la surface de la lune, où plusieurs traditions se partagent des récits à son sujet.
Origines et traditions ancestrales
L'Ayahuasca vient du chamanisme et de la médecine traditionnelle des peuples premiers d'Amérique du Sud. Elle est généralement composée d’une liane, le Banisteriopsis Caapi et des feuilles de la Diplopterys Cabrerana. Il est cependant possible de rencontrer dans ce mélange la Psychotria viridis ou Charkruna, en lieux et place de la Diplopterys Cabrerana.
Donc, ces deux plantes qui composent le breuvage de l’Ayahuasca sont plus communément appelées par les communautés indigènes, comme c’est le cas pour les Siona, peuple du sud de la Colombie, Caapi et Chagropanga respectivement.
Qui a trouvé ce breuvage en premier ?
On parle souvent des hypothèses de la découverte de ce breuvage comme provenant de l’observation de la panthère, ou encore du boa qui se servent de ces plantes en les consommant et expérimentent ce qu’on peut appeler des transes.
Ou comme certaines communautés, qui nous racontent que ce sont les plantes qui leur ont révélé comment procéder au mélange.
Bien qu’il existe des expériences scientifiques qui démontrent que les plantes nous parlent – on peut l’expérimenter notamment lorsque l’on est sous l’effet de l’Ayahuasca – tant la version des animaux mangeurs d’Ayahuasca que celle de la communication avec les plantes peut nous paraître loufoque pour notre vision et compréhension occidentale du monde, d’autant plus que lorsque les plantes ont parlé du mélange à ces communautés, les communautés en question n’étaient pas sous l’effet des plantes elles-mêmes.
Dans la tradition Siona

Pour les Sionas, peuple qui se trouve au sud de la Colombie dans la région Amazonas, l’utilisation de l'Ayahuasca est une pratique spirituelle et médicinale ancestrale qui est traitée avec beaucoup de respect. C’est pour ainsi dire lié à leurs traditions, et il est fréquent que dans le chemin pour devenir chamane, ou ayahasquero, ceux-ci commencent à consommer le breuvage dès leur plus jeune âge, parfois déjà à l’âge de 6 ans.
Découverte du breuvage yagé
Les Sionas nous ont pour leur part partagé à travers une légende, qui se passe de génération en génération, la découverte de ce breuvage. Cette légende dit que « c’est un esprit qui, venant troubler toute une population en leur faisant des crasses, s’est fait attraper et a été obligé de révéler le secret de l’Ayahuasca sous peine de mourir. ».
Bien sûr cette légende, lorsqu’elle nous est racontée, dure bien plus longtemps que cela, j’avais juste envie de vous laisser son essence.
Tout ça pour vous dite que quelle que soit la source et l’origine de la découverte de ce breuvage, quand vous savez que rien qu’en Colombie, dont le territoire amazonien ne représente que un cinquante cinquième (1/55) de la surface totale de l’Amazonie, il existe plus de 80'000 plantes médicinales, la probabilité de rencontrer les 2 plantes pour réaliser ce mélange est juste improbable par chance (on arrive bien au-delà du trilliard de probabilités). Il faut donc croire que la version de ces communautés quant à la découverte du breuvage a des chances d’être vraie.
Mon expérience personnelle
Je rencontre rapidement dans mon cheminement vers les savoirs ancestraux un Shaman dénommé Victor, a qui je rends visite un jour humide et lourd de novembre 2014. Je me rends chez lui, accompagné de mon épouse qui est colombienne, et de certains membres de sa famille.
Victor, c’est un abuelo (grand père) de passé 70 ans. Il habite à la montagne comme on dit chez lui, perdu dans les hauteurs d’une nature luxuriante, perché à plus de 2'000 mètres d’altitude, dans une finca (c’est un terme utilisé en Colombie pour décrire une ferme avec tes terres autour). Sa finca à lui, elle est peuplée d’une variété importante de plantes maîtresses : la Chichaja, la Chagropanga, la Caapi ou encore la Chiric Sanango font partie des variétés de plantes présentes sur son territoire.
Victor, il est plein de vitalité et de sagesse. C’est un infirmier qui travaille de jour dans un hôpital et de nuit, il prépare ses remèdes ancestraux. Il a 1 fille qui a 2 enfants de 5 et 7 ans : ils sont tellement éveillés. J’échange un moment avec ses petits-enfants, allègres, souriants, brillants et vifs d’esprit. Victor me raconte que lorsque la grippe s’abat sur eux, il leur administre une petite portion d’Ayahuasca préparée maison et que le lendemain, ils sont rétablis, comme si de rien n’était.
C’est passionnant d’échanger avec cet abuelo, le temps passe cependant et avant de nous séparer nous décidons d’aller faire un bain dans une cascade avec des plantes médicinales, et … nous profitons pour prendre rendez-vous afin de vivre une expérience cérémoniale avec le breuvage sacré.
La propriété des plantes

Si on regarde d’un point de vue scientifique les propriétés des plantes qui composent ce breuvage, on se rend compte qu’elles ont chacune leur fonction spécifique dans l’interaction avec l’humain qui la consomme :
- La Chagropanga ou Diplopterys Cabrerana est la plante qui apporte la vision, notamment par son contenu en Diméthyltryptamine (DMT) qui se trouvent dans ses feuilles. La DMT est aussi secrétées en endogène par notre cerveau, notamment lorsque l’on rêve, et lors de notre mort physique avec un pic de sécrétion intense.
- La Caapi ou Banisteriopsis Caapi possède quant à elle plusieurs alcaloïdes et notamment l’harmaline et l’harmine qui sont des inhibiteurs IMAO.
Dans l’évolution de l’être humain, certaines enzymes se sont développées avec comme fonction d’inhiber ou de désactiver les molécules de DMT ingérées. Cette inhibition se passe au niveau de l’intestin.
C’est là où cela devient intéressant : la liane de la Caapi contient des alcaloïdes qui vont neutraliser ces enzymes et permettre à ce que la DMT soit absorbée et produise son effet, généralement durant de 3 à 5 heures de temps.
Extraordinaire vous me direz ? Je vous répondrai que la rencontre des 2 plantes en synergie (liane + feuilles) n’est sûrement pas le fruit d’un hasard.
Ayahuasca, effet
Les effets de l'Ayahuasca peuvent être intenses et parfois déstabilisants.
Cela a été le cas pour moi, lorsque je suis retourné à la finca de Victor.
On a dû se préparer, réaliser ce qu’on appelle la diète qui a toute son importance dans une cérémonie traditionnelle. Celle-ci consiste à limiter la consommation d’aliments en supprimant de son alimentation ceux qui pourraient interférer avec la cérémonie : le sucre, le blé, les viandes, l’alcool, les produits laitiers. En fait le but est de créer le vide à l’intérieur de soi afin d’être plus à même de comprendre les messages et les signaux qu’on nous envoie. Car lorsque notre corps contient trop d’information, à travers la nourriture ingérée physiquement ou mentalement (nouvelles télévisées, drames, etc.), il est difficile pour notre corps de savoir quoi est quoi.
Après une courte préparation sur place, on prend chacun notre quartier et on se prépare à recevoir la médecine, comme l’appellent les chamanes traditionnels colombiens.
Le Set and Setting
Ce terme est souvent utilisé dans ce genre d’approche, il met en lumière l’importance de la préparation à ce genre de cérémonie et de la personne qui va nous accompagner. Bien entendu l’environnement dans lequel se passe la cérémonie est tout aussi important, il est primordial qu’on se sente en sécurité afin de pouvoir se laisser aller en toute sécurité. Car lors d’une cérémonie d’Ayahuasca, on se met en position de vulnérabilité et il est important que tous nos centres soient en mode « relax », faute de quoi la séance peut se convertir en une lutte interne assez brutale.
On dit que le set and setting représente le 50% de la réussite d’une cérémonie, cela peut à mon avis même aller au-delà.
Et finalement un élément pas moins important, c’est l’intégration. Or cet élément est très peux présent dans des pays comme la Colombie. Il faut comprendre que ces communautés ancestrales ont l’habitude des plantes médecines, depuis tout petit, du monde spirituel dans lequel ils savent naviguer littéralement les yeux fermés. Depuis des générations.
Alors que pour nous occidentaux, c’est un monde nouveau, que nous percevons avec nos croyances, comme par exemple celle qui nous fait croire à tort que qui dit spirituel dit bien et bienveillant.
Ce sont donc des éléments à prendre en compte lors d’une exploration intérieure afin de garantir les résultats les plus optimisés possibles.
Mon premier rituel amazonien de l'Ayahuasca
Je suis donc assis autour du feu chez Victor 2 semaines après l’avoir rencontré, prêt à démarrer ma première cérémonie. Je suis calme et paisible, concentré sur moi.
Le feu a son importance en cosmovision andine, il n’est pas juste un élément physique permettant de nous réchauffer, mais aussi un vecteur permettant de dialoguer avec les esprits du cosmos. C’est le chamane, ici Victor, qui allume le feu en toute humilité, en s’adressant à son esprit, avec révérence, afin que celui-ci, à travers son esprit, le guide dans sa cérémonie pour qu’il puisse nous accompagner au mieux dans son rôle de garant de l’équilibre du cercle.
Car lorsque nous ouvrons des portes, n’importe quelle énergie peut se mettre dedans, positive ou négative.
Le voyage a duré ce jour-là toute la nuit, entre tabac soufflé dans les narines afin de nettoyer et préparer les corps subtils, purges intenses qui permettent d’évacuer les toxines, visions et présences délivrant leurs messages, ou encore l’« ortigaso » qui consiste à fouetter le corps d’une personne, en sous-vêtements avec une ortie de Colombie, haute de 2 mètres et avec des épines longues de 2 centimètres.
Bref, une expérience particulière que cette initiation, j’aurais aimé pouvoir dire « une vraie partie de plaisir », mais cela n’a pas été le cas. Cela a été cependant une expérience transformatrice que je n’oublierai jamais.
Ce que j’apprends le lendemain, lors de notre partage autour d’un petit déjeuner préparé par l’épouse de Victor, c’est que l’ortie a plusieurs propos : le premier c’est d’activer le système immunitaire afin que celui-ci puisse apporter son soutien au processus thérapeutique. Et le deuxième, c’est de lever les blocages d’énergies. Effectivement Victor nous explique que là où nous avons des douleurs, lorsque l’ortie et ses épines entrent en contact avec notre corps, c’est là où se trouvent des nœuds énergétiques néfastes pour notre santé. Et chose assez étonnante, malgré la taille impressionnante des épines, celles-ci n’ont fait mal qu’à certains endroits.
L’interaction des 2 plantes
Pour en revenir à ce breuvage, car finalement c’est ce qui compte le plus, il est composé de deux plantes, la Caapi et la Chagropanga.
La Caapi est la première à entrer en scène : selon les traditions ancestrales, c’est elle qui va réaliser la purge et la guérison au niveau cellulaire. C’est la partie masculine. C’est la plante qui va donner la direction de la séance et l’objectif de celle-ci.
Une fois que la Caapi a réalisé son travail, elle va créer autour de la personne un cercle de protection afin que la partie féminine, soit la Chagropanga, puisse à travers l’élargissement ou l’amplification de la conscience, montrer en toute sécurité à la personne pourquoi elle est tombée malade, à travers des visions notamment. Ces visions vont permettre de réaliser des prises de conscience.
C’est pour cela notamment que ces plantes sont appelées plantes maîtresses ou enseignantes, car elles ont cette faculté d’enseigner et de guider.
Les plantes maîtresses ont le pouvoir de transformer votre vie, en vous
guidant et accompagnant sur le chemin de l’introspection.
Ayahuasca, effet sur le cerveau

Les plantes psychédéliques qui composent l’Ayahuasca ont des effets surprenants sur le cerveau et la conscience. Les effets ne s’arrêtent pas au niveau du cerveau, puisqu’elles ont aussi des interactions au niveau des poumons et des glandes surrénales entre autres.
Cette boisson traditionnelle de l'Amazonie a la particularité de provoquer des visions uniques et une introspection profonde. Bien que chaque participant consomme le même breuvage, chaque expérience sera totalement différente. Il arrive parfois que les participants d’un même cercle partagent les mêmes visions bien qu’ils se trouvent éloignés physiquement dans la pièce.
Effets de l'Ayahuasca sur le cerveau et la conscience
Boire de l'Ayahuasca a un effet sur le cerveau et sur la conscience. Les composants actifs de cette plante psychédélique agissent sur le cerveau et ses récepteurs. Ils affectent les parties liées à la perception, aux émotions et à la pensée.
Les communautés ancestrales attribuent les propriétés suivantes aux plantes, comme :
- La neuroprotection
- La neurogénèse
- La stimulation du système immunitaire
- Une action antiinflammatoire
Des études ont montré que l’Ayahuasca module la sérotonine, la DMT agissant sur les récepteurs sérotoninergiques. La sérotonine est un neurotransmetteur essentiel qui régule notamment l’humeur, l’appétit et la perception de la douleur.
Que dis la science à ce sujet ?
La science s’intéresse depuis un certain temps à ce breuvage ancestral, ou plutôt à ses différentes molécules isolées et leur impact sur l’être humain pour les champs d’application suivants :
- Dépression
- PTST – Stress post traumatique
- Addictions
- Impacts en santé mentale
Les résultats sont très positifs, et cela bien que cela se fasse par le biais d’une médecine réductionniste qui ne s’intéresse pas à l’interaction inter moléculaires et l’effet potentialisateur qu’à chaque molécule sur celles qui l’entourent, ou l’effet entourage comme le décrit si bien le Dr Ethan Russo dans ses différentes publications.
Cela donne bien des espoirs que cette médecine ancestrale, comme ces communautés indigènes la voient, ainsi que les autorités des pays d’origine, puisse un jour apporter des solutions satisfaisantes notamment en santé mentale où les avancées des dernières décennies ne sont pas à la hauteur des besoins de notre société.
Ayahuasca, effet à long terme
L'Ayahuasca peut avoir des effets positifs et négatifs à long terme. Il est crucial de connaître les risques et les contre-indications avant d’envisager d’aller à sa rencontre dans un pays où la prise de celle-ci est autorisée.
Les effets à long terme pourraient améliorer la santé mentale et réduire le stress. Ils peuvent aussi renforcer la connexion spirituelle. Mais, il y a des risques comme les troubles psychologiques forts et importants.
Une étude de l’ethnopharmacologiste Dennis McKenna montre, sur les buveurs à longue durée, que les transporteurs à sérotonine dans les membranes présynaptique sont en forte augmentation, ce qui laisse à supposer que la transmission et l’utilisation de la sérotonine serait améliorée.
Pour rappel, les conditions suivantes sont liées à un niveau bas de sérotonine :
- Alcoolisme avec tendance à la violence
- Tendances suicidaires
- Dépression
Comme nous l’avons donc vu précédemment, les recherches actuelles et les études se focalisent à chercher et à démontrer que l’Ayahuasca aurait un impact fort et important notamment en psychiatrie, et plus particulièrement pour les conditions suivantes :
- Trouble de stress post-traumatique
- Trouble de l’attention
- Alcoolisme
- Dépression
Risques et contre-indications
Il existe des risques et contre-indications connues, comme :
- Problèmes psychologiques : anxiété, confusion, psychoses
- Interactions avec certains médicaments, notamment les antidépresseurs SSRI ou ISRS (Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine)
Effectivement il est dangereux, mais généralement pas fatal, d’avoir un excès de sérotonine. Un excès de ce neurotransmetteur peut provoquer les conséquences suivantes :
- Problèmes cardiaques
- Pression artérielle haute
- Disruption des secrétions hormonales
- Fièvres
Conclusion
L'Ayahuasca est une médecine traditionnelle ancestrale d’Amazonie qui offre une expérience spirituelle profonde. Elle a, selon les médecins traditionnels que nous avons rencontrés, des bienfaits sur le plan émotionnel, spirituel ainsi que sur la santé globale.
J’ai pour ma part pu expérimenter des expériences transformatrices et des prises de conscience importantes qui m’ont permis d’avancer dans ma vie de manière plus serein.
En plongeant dans les traditions chamaniques de la jungle amazonienne, j’ai découvert une manière de guérir propre à ces communautés ancestrales, qui se retrouvent la plupart du temps isolées de la civilisation moderne et donc des pratiques médicales modernes.
L'Ayahuasca, à travers les visions psychédéliques qu’elle offre, a favorisé une introspection profonde dans mon expérience personnelle ainsi que celle des personnes avec qui j’ai pu être en contact, notamment à travers mon centre de médecine intégrative, mais pas que.
Cette expérience m’a permis de résoudre des traumatismes qui étaient enfouis en moi, et de transformer des émotions que je n’avais jusque-là pas réussi à libérer. Ça a été pour moi une expérience spirituelle unique qui m’a aidé à mieux me comprendre.
Cependant ce n’est en aucun cas une expérience que je recommande, je ne souhaite encourager personne à faire le pas, bien au contraire.
Dans ces quelques lignes j’ai souhaité partager un peu des savoirs ancestraux millénaires que la science commence à approcher.
Car dans un futur proche, la science nous dira si ces communautés ancestrales ont raison, ou non, au sujet de l’Ayahuasca. Mais comme c’est souvent le cas, ces communautés encore connectées à l’univers ont plusieurs pas d’avance sur nous. Elles ne se sont jusqu’à maintenant rarement trompées dans leurs découvertes. D’autant plus qu’il y a un dire en médecine andine qui est "ce qui fonctionne perdure, ce qui ne fonctionne pas est abandonné".
Il reste cependant important de se renseigner avant toute démarche, et notamment de prendre en compte les lois du pays dans lequel on se trouve, car cette boisson n’est de loin pas autorisée partout.
Laurent Gheller Co-Fondateur de Tatwa Integrative Medicine / août 2024
Références
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Elisabet Domínguez-Clavé 1, Joaquim Soler 2, Matilde Elices 3, Juan C Pascual 4, Enrique Álvarez 5, Mario de la Fuente Revenga 6, Pablo Friedlander 7, Amanda Feilding 7, Jordi Riba 8,
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26976063/
Ayahuasca: Psychological and Physiologic Effects, Pharmacology and Potential Uses in Addiction and Mental Illness,
Jonathan Hamill 1, Jaime Hallak 1 2, Serdar M Dursun 1, Glen Baker 1,
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29366418/
Ayahuasca for the Treatment of Depression,
Fernanda Palhano-Fontes 1 2, Bruno Lobão Soares 3 4, Nicole Leite Galvão-Coelho 3 5, Emerson Arcoverde 2, Draulio B Araujo 6 7,
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34761362/
Rapid antidepressant effects of the psychedelic ayahuasca in treatment-resistant depression: a randomized placebo-controlled trial,
Fernanda Palhano-Fontes 1, Dayanna Barreto 2, Heloisa Onias 1, Katia C Andrade 1, Morgana M Novaes 1, Jessica A Pessoa 1, Sergio A Mota-Rolim 1, Flávia L Osório 3, Rafael Sanches 3, Rafael G Dos Santos 3, Luís Fernando Tófoli 4, Gabriela de Oliveira Silveira 5, Mauricio Yonamine 5, Jordi Riba 6, Francisco R Santos 7, Antonio A Silva-Junior 7, João C Alchieri 8, Nicole L Galvão-Coelho 9, Bruno Lobão-Soares 9, Jaime E C Hallak 3, Emerson Arcoverde 2, João P Maia-de-Oliveira 2, Dráulio B Araújo 1,
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29903051/
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